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Quelques conseils de
base sur le produit final
Note : ces conseils
ne seront significatifs que pour l’enseignant déjà familiarisé avec la structure
et l’environnement d’un site Web.
1- LA SOBRIÉTÉ
Une fois que l’on a
maîtrisé les possibilités offertes par les éditeurs HTML, la tentation est forte
de vouloir " en mettre plein la vue " et, pour imiter les sites commerciaux à la
mode, de se lancer dans une débauche audiovisuelle, en intégrant des animations,
des graphiques à profusion et des séquences sonores ou musicales. Il faut
résister à cette tentation.
Pour des raisons
communicationnelles, d’abord. L’usager ordinaire (que les concepteurs
super-équipés avec du matériel de pointe ont tendance à oublier) n’a pas
nécessairement la vitesse, la mémoire et les modules supplémentaires requis pour
faire afficher rapidement les pages lourdement graphiques, pas davantage que le
grand écran nécessaire à la visualisation de pages en haute résolution. Le site
a beau être rutilant, si l’affichage de la page d’accueil prend trois minutes à
charger tous les éléments, l’usager ordinaire sera déjà rendu ailleurs et ne
verra rien de votre produit. Testez votre site avec un lien modem , un écran 640
x 480 et une allocation mémoire standard à votre fureteur. Vous aurez alors une
idée très précise de ce qui est convivial ou pas pour votre visiteur (qui est,
ne l’oubliez pas, votre destinataire, la raison d’être de votre site). Vous
découvrirez sans doute, vous aussi, que " la modération a bien meilleur goût "!
Pour des raisons
pédagogiques ensuite. Ce projet, ne l’oublions pas, est d’abord un prétexte à
des apprentissages scolaires et ceux-ci risquent d’être oblitérés si l’élève
consacre l’essentiel de son énergie à maîtriser des gadgets de programmation.
2- LA COHÉRENCE
Pensez encore à votre
visiteur. Même si votre site contient de nombreuses sections et sous-sections
(si chaque élève a sa page, par exemple), n’imposez pas à votre visiteur de
devoir décoder chaque fois quelle procédure utiliser pour, par exemple, revenir
à la page d’accueil ou accéder au sommaire du site.
L’interface générale de
navigation doit être conçue globalement au départ. Les hyperliens ou les boutons
permettant d’accéder à la page d’accueil, au sommaire du site et aux principales
sections devront être regroupés dans un bandeau de navigation (ou dans un cadre
— voir plus bas) facilement identifiable sur la page d’accueil. De même, des
éléments de navigation (au minimum le bouton de retour à la page d’accueil)
devront être présents sur chaque page du site, se présenter de la même façon et
être localisés au même endroit sur l’écran.
Il faut aussi viser une
cohérence esthétique : les couleurs ou les images de fond, les barres
séparatrices, les couleurs des titres et les autres éléments graphiques devront,
sans nécessairement être uniformes, présenter un " air de famille ". De même, la
présence des hyperliens devra être signalée de la même façon (généralement par
un choix de couleur spécifique et réservée) dans toutes les pages du site). Il
importera donc de préciser au départ ce qui sera imposé d’office à toutes les
pages à titre de normes de publication, ce qui devra être choisi parmi une liste
prédéfinie et ce qui est laissé à la créativité de l’élève ou des équipes
d’élèves.
3- LA LISIBILITÉ
Pensez toujours à votre
visiteur. Si vous employez une image de fond, assurez-vous que tous les
caractères du texte ressortent clairement. Règle générale, contrastez fortement
les caractères et le fond (des caractères foncés sur fond pâle constituent
habituellement le choix logique.
Évitez de définir vos
propre polices de caractères dans l’éditeur HTML et tenez-vous en aux polices
génériques; ainsi, si l’usager ne dispose pas de telle police précise dans son
système, l’affichage se fera néanmoins sans problèmes. Si, pour un élément
précis (un titre ou un logo, par exemple) vous tenez à une police particulière,
il est préférable de gérer cet élément globalement comme une image (de type GIF
ou JPG); vous serez ainsi assuré du même affichage sur n’importe quel ordinateur
et avec n’importe quel fureteur. Soyez cependant conscient que si des clics en
différents endroits de l’image doivent conduire à des endroits différents, il
vous faudra définir des zones cliquables sur cette image (des " imagemaps ", en
jargon); c’est simple, mais il faut savoir le faire.
Finalement, privilégiez des
pages-écrans courtes, qui s’affichent rapidement et qui ne forcent pas l’usager
à utiliser les barres de défilement. Un long texte a avantage à être fractionné
en plusieurs écrans (avec un bouton SUITE au bas de chacun) plutôt qu’à être
chargé entièrement dans une seule page interminable. La gestion des liens est un
peu plus complexe, mais la facilité accrue pour l’usager en vaut la peine.
4- LA GESTION DES
FICHIERS
Chaque fichier
(c’est-à-dire chaque page et chaque image) doit être nommé. Si c’est une page,
le suffixe du fichier doit être .html ou .htm. Si c’est une image, le suffixe
doit obligatoirement être .gif ou .jpg. Le nom du fichier lui-même (qui précède
le suffixe) ne doit pas contenir d’espaces ou de caractères accentués : un
fichier que l’on souhaiterait nommer " école branchée " devra se nommer, par
exemple, " ecolebranchee.html ". Sur certains serveurs (tous les serveurs UNIX,
notamment), majuscules et minuscules ne sont pas indifférentes : un lien portant
sur MonPortrait.html, par exemple, sera invalide si le fichier de destination se
nomme en réalité monportrait.html. Pour parer à toute éventualité, choisissez
une convention et imposez-la (par exemple : tout en minuscules; ou encore, la
première lettre de chaque mot en majuscules et le reste en minuscules).
Donnez des noms " parlants
" à vos fichiers; cela facilitera grandement la gestion de votre site. Un
fichier nommé texte22.html ne vous dira pas grand-chose quelques semaines plus
tard; s’il se nomme VisiteZoo.html, vous aurez une idée beaucoup plus précise de
son contenu.
Organisez logiquement vos
fichiers dans des sous-répertoires (ou dossiers), eux aussi nommés logiquement.
Pensez que la place d’un fichier dans un sous-répertoire donné conditionne
l’adresse URL du lien qui y conduit. Une fois que vous avez créé des hyperliens
vers un fichier donné, sachez que renommer le fichier ou le déplacer vers un
autre répertoire vient automatiquement de rendre invalides tous les liens qui y
conduisaient et qu’il faut donc corriger à la main chacun d’eux. Une tâche qui
peut devenir fastidieuse et colossale, et qui plaide en faveur de la stabilité!
Placez dans le même
répertoire (dossier) toutes les images (.gif ou .jpg) communes (icônes, logos,
barres séparatrices, flèches, boutons, etc.) et demandez à vos élèves de s’y
référer lorsqu’ils les intègrent dans leurs pages. Vous vous assurez ainsi d’une
cohérence de l’interface, vous vous donnez les moyens de modifier facilement
d’un seul coup tel ou tel élément de l’interface et vous économisez de l’espace-disque
sur le serveur en ne chargeant qu’un seul exemplaire de chaque image.
5- LES CADRES
Les Français en parlent,
faut-il s’en étonner, sous le nom de " frames "! Il s’agit d’une technique
d’interface consistant à subdiviser l’écran en fenêtres indépendantes. Bien
utilisée, c’est une technique très puissante qui permet, par exemple, d’afficher
en permanence un bandeau de navigation et de ne plus jamais s’en préoccuper
ensuite dans la conception des autres pages du site. Il vaut certainement la
peine de faire l’effort de comprendre et de maîtriser cette fonctionnalité du
langage HTML.
Toutefois, certaines règles
s’appliquent. Ne pas en abuser, en tout premier lieu : pas plus de deux cadres
par page (en général, un cadre de navigation assez discret et un cadre principal
servant à l’affichage). Ensuite, éviter l’emploi des barres de défilement dans
le cadre de navigation : tous ses éléments doivent être affichés d’un seul coup
à l’écran. Bien maîtriser le paramètre target dans le langage HTML, de façon que
les liens affichent les bonnes pages dans les bons cadres. Et, finalement, vous
assurer que les liens qui conduisent à l’extérieur de votre site portent bien le
paramètre "TARGET=_top", pour ne pas imposer à votre visiteur la présence de
votre cadre tout au long de son parcours sur le Web.
6- LA PAGE D’ACCUEIL
C’est l’élément le plus
important de votre site et il exige une attention particulière. Non seulement
s’agit-il de la vitrine (qui accrochera le visiteur ou pas et lui donnera
instantanément une impression de l’allure générale du site) mais cette page est
aussi le carrefour à partir duquel votre visiteur va s’orienterpour la suite de
sa navigation). Sa mise en page doit être aussi soignée que la Une d’un journal.
Il est important, entre
autres, de s’assurer de la présence des éléments suivants sur votre page
d’accueil :
·
le titre du site;
il peut être fantaisiste (" Le placard à surprises ") ou descriptif (" le site
des élèves de 5e de l’école Isaac-Newton, de Laval ");
·
si cela n’a pas été
fait dans le titre même, une identification claire de l’école et du groupe, de
la ville et du pays (il faut penser aux visiteurs d’autres pays à qui la ville
de Laval ne dira rien!);
·
un lien ou un
bouton vers un sommaire ou une carte du site, sorte de table des matières qui
permettra au visiteur d’en avoir une vue d’ensemble;
·
des liens vers les
principales section du site (les " chapitres ");
·
la date de mise à
jour;
·
un lien courriel
pour recueillir les commentaires des visiteurs.
Une démarche
Il est évident que c’est la
mise en ligne initiale du site qui mobilisera le plus d’énergie, car elle exige
des prises de décision (vocation, titre, page d’accueil, conception graphique
globale) qui détermineront le cadre à l’intérieur duquel s’effectueront les
éventuelles mises à jour. Nous vous proposons ci-dessous les grandes étapes
d’une démarche qui conduira à la réalisation de la mise en ligne initiale: les
mises à jour ultérieures n’en reprendront que les éléments pertinents.
1) LES PRÉALABLES
On suppose tout d’abord que
les élèves ont déjà navigué sur Internet et qu’ils sont à l’aise avec le langage
et l’allure générale du Web. Si ce n’est pas le cas, il faut différer la
réalisation du site Web scolaire et assurer d’abord ce préalable.
Même avec des élèves à qui
le Web est familier, un tel projet ne s’annonce pas de but en blanc en classe
sans une préparation soigneuse du terrain. Essentiellement, cette phase vise à
réunir deux préalables :
·
la motivation des
élèves à réaliser un site Web;
·
la connaissance de
base des caractéristiques d’un site Web, avec les possibilités et les
contraintes inhérentes à ce mode de communication.
Deux approches sont
possibles. Dans le premier cas, on invite les élèves à visiter et à analyser des
sites Web scolaires . Il est fort possible que le fait de voir ce que d’autres
classes ont réalisé leur donne l’envie de les imiter. Dans le second cas, on
s’efforce de faire émerger le besoin d’un projet de communication d’abord,
d’orienter les élèves vers le site Web comme un moyen de satisfaire ce besoin
et, finalement, de leur faire connaître les caractéristiques essentielles de ce
médium..
La visite, l’étude et la
comparaison de divers sites devraient permettre aux élèves de découvrir les
caractéristiques énoncées précédemment (un ensemble de fichiers textuels et
graphiques, aisément navigable, cohérent et régulièrement mis à jour) et d’en
dégager les principales constantes :
·
graphiques : titre,
logo, icônes, boutons, bandeaux de navigation, fonds, textures, tableaux,
couleurs, etc.
·
formelles : le rôle
particulier de la page d’accueil, titrage et sous-titrage, lignes séparatrices,
cadres, etc.
·
structurelles :
distinction entre textes d’information, d’opinion et d’expression, liens avec
l’actualité,
2) LA VOCATION DU SITE
C’est au cours de cette
étape que se prennent les décisions, évoquées précédemment, relatives à
l’intention de communication. Elle peut être de :
·
faire connaître les
élèves, leurs activités, leurs réalisations, leur groupe, leur école ou leur
milieu;
·
traiter de sujets
ou de thématiques qui les intéressent (loisirs, vedettes, sports, musique, mode
juvénile…);
·
refléter
l’actualité (locale, mais aussi régionale, nationale ou internationale :
plusieurs sites scolaires se donnent comme vocation de choisir des événements de
l’actualité générale et de les expliquer dans un langage de jeunes).
Un site peut aussi combiner
plusieurs de ces vocations. Il s’agit aussi, à ce stade, d’envisager de façon
large l’ensemble du site, y compris avec ses possibilités futures d’expansion,
et pas nécessairement ce que sera mis en ligne lors du lancement.
Il est souhaitable que ce
travail s’effectue de façon collective : brainstorming, formulation
d’hypothèses, critique et, finalement, prise de décision — par vote si
nécessaire.
3) LA MAQUETTE ET LES NORMES DU
PUBLICATION
On détermine ici le cadre
graphique général qui sera commun à toutes les pages du site et qui encadrera la
forme et la présentation des textes et des images.
Voici, entre autres, les
éléments faisant partie d’une maquette générale d’un site:
·
le titre du site,
le graphisme et la couleur de ce titre, son logo s’il y a lieu, sa localisation
sur la page d’accueil et, s’il y a lieu sur les principales pages d’entrée des
sections;
·
l’identification de
la classe, de la ville et du pays;
·
l’interface de
navigation (boutons, bandeau de navigation, cadres, etc.);
·
la structure de la
mise en page et, particulièrement, l’utilisation des cadres ou des tableaux;
·
la page d’accueil :
son contenu et ses repères de navigation.
·
la longueur moyenne
des textes;
·
les normes de
publication : couleur ou texture de fond, taille et couleur des caractères
utilisés pour le texte ainsi que pour les titres et sous-titres (pour les
raisons évoquées plus haut, on travaillera avec une police générique et on ne se
préoccupera donc pas de cet aspect). Vu le caractère technique de ces normes et
la nécessité d’une cohérence globale, il serait souhaitable que l’enseignant
fournisse à ses élèves des matrices électronique (c’est-à-dire des fichiers HTML
vierges de contenu, mais déjà pré-formatés).
À l’exception des normes de
publication qui relèvent, comme on vient de le dire, de l’enseignant, il est
souhaitable que la maquette fasse l’objet d’une élaboration collective ou, au
minimum, d’une prise de décision finale par le groupe. Cette partie du projet
est l’endroit idéal pour exploiter une approche compétitive-coopérative : il
peut être très intéressant d’organiser un concours pour trouver le titre du site
ou de demander à différentes équipes de préparer un schéma de disposition de la
page d’accueil — le groupe choisissant ensuite le meilleur des projets
présentés.
Finalement, de façon à
donner aux élèves une représentation concrète du produit final, il sera utile de
fournir quelques exemples de fichiers HTML respectant les normes de publication
mais exploitant des dispositions différentes : par exemple un album de photos
avec leurs légendes, ou un texte disposé en blocs à l’aide d’un tableau, etc.
4) LE PLAN DU SITE
Il s’agit, essentiellement,
d’un travail de contenu. Indépendamment des modalités de réalisation (que l’on
déterminera à l’étape suivante), on fixe ici ce que doit et peut contenir la
page (ou la section) personnelle de chaque élève. De même, on détermine les
textes à produire, le sujet de chacun, sa longueur approximative et la section
où ils logeront dans le site. Même si, lors du montage final du site avant sa
mise en ligne, des changements peuvent toujours être apportés, on devrait
néanmoins, au terme de cette étape, avoir une idée assez claire du contenu de
chaque page.
Une fois cela décidé,
l’enseignant devrait produire le squelette du site. On entend par là qu’il crée
un fichier HTML vierge pour chaque texte à produire, lui donne un titre et le
relie à l’interface de navigation. Ainsi, même avant que les élèves n’aient
commencé à produire le contenu, tout le monde sait ce que va contenir le site,
où on va trouver chaque texte à partir de la page d’accueil et de la table des
matières et y parvenir effectivement. Il s’agit là non seulement d’une source de
motivation importante pour les élèves qui voient rapidement leur site prendre
forme, mais aussi d’un outil indispensable de coordination des travaux.
Le contenu dépend
évidemment des choix effectués précédemment quant à la vocation et à la
structure générale du site. Pour les sections générales du site, il faut, au
terme d’un brainstorming et d’une discussion collectifs, choisir les sujets des
textes et des images en prenant en compte des critères de diversité, d’intérêt
des lecteurs et d’actualité. S’il y a des sections thématiques, il faut explorer
les divers aspects du thème et s’assurer d’en couvrir les principales facettes.
5) L'ORGANISATION DU TRAVAIL
Si l’on exclut la mise en
ligne, le travail de réalisation comporte deux grandes phases: la rédaction et
la production.
La rédaction comporte la
recherche d’information, l’écriture des textes, leur saisie et leur révision
linguistique. Entre aussi dans cette phase la recherche ou la réalisation des
illustrations.
La production comporte la
mise en page, le formatage, le traitement graphique et l’établissement des
hyperliens.
Pour la
rédaction, les modèles possibles d’organisation
du travail sont nombreux. Chaque élève aura-t-il un texte à écrire? Certains
textes seront-ils écrits en collaboration? Lesquels requièrent une recherche
préalable, une visite ou une entrevue? Lesquels sont liés à un événement précis
dans le temps? Utilisera-t-on des mécanismes de compétition (deux élèves ou
groupes d’élèves présentant des propositions différentes pour un même texte)?
Les élèves devront-ils élaborer un plan de leur texte et le faire approuver
avant de le rédiger? Tout le travail doit-il se réaliser en classe ou une partie
peut-elle se réaliser à l’extérieur, sous forme de travaux personnels? La
révision linguistique des articles sera-t-elle effectuée par l’auteur? Par un
autre élève? Par un comité d’élèves? Par l’enseignant? Quel usage sera fait des
correcteurs électroniques? Des apprentissages technologiques (principalement des
techniques de traitement de texte et d’édition HTML) sont-ils à prévoir pour que
les élèves puissent réaliser la saisie de leurs textes? Quelles illustrations
sont à rechercher ou à réaliser?
Il est à noter que des
questions similaires se posent même si le contenu rédactionnel du site est peu
considérable et si le site est davantage orienté vers les arts, le graphisme ou
la photo, voire le multimédia.
En tenant compte des
réponses à ces questions, du temps à allouer aux élèves pour chacune des tâches,
on établira un échéancier qui précisera, pour chacun des élèves concernés, la
date à laquelle devront avoir été accomplies les tâches qui leur auront été
attribuées, ainsi qu’une date de tombée. À cette date, tous les textes et toutes
les illustrations du numéro devront être disponibles dans leur forme définitive,
en fichiers HTML pour les textes, accompagnés des fichiers graphiques GIF ou JPG
qui y seront intégrés pour les illustrations. On précisera aussi une date de
lancement, qui sera celle de la mise en ligne du site sur le serveur.
La phase de
production devrait être relativement brève
si l’on a pris soin de travailler avec des matrices et des normes de publication
claires. Il s’agit essentiellement d’équilibrer harmonieusement les textes et
les éléments graphiques, d’aérer la mise en écran par des sous-titres ou des
barres séparatrices, d’exploiter (mais avec modération) la couleur pour
certaines mises en relief, à fractionner en plusieurs écrans successifs les
pages trop denses, etc., etc.
Chaque élève le fait pour
sa page (ou sa section) personnelle. Pour les sections collectives, on répartit
le travail entre diverses équipes.
Le travail final de
production (navigation complète du site, vérification de la cohérence de tous
les liens, approbation finale du contenu et mise en ligne) devrait être pris en
charge par l’enseignant.
6) LA DIFFUSION
Le travail ne s’arrête pas
avec la mise en ligne du site, surtout si on entend lui donner un caractère
évolutif et permanent. Il faut ensuite le faire connaître. Des projets de
marketing du site, propices à de nombreux apprentissages diversifiés, peuvent
utilement prolonger la réalisation proprement dite du site.
Logique oblige, il faut
d’abord penser à un marketing électronique. Si, par exemple, on inscrit le site
dans les principaux moteurs de recherche, il faudra penser à en rédiger une
courte description. Si l’on souhaite que le site soit inscrit sur les liens
recommandés par tel ou tel site pédagogique, les élèves auront l’occasion
d’apprendre à écrire une lettre au responsable de ce site et de la lui faire
parvenir par courrier électronique. On peut aussi faire partie de cercles
d’écoles qui correspondent, échangent des fichiers ou même travaillent en commun
à la réalisation d’un projet qui pourra ensuite être mis en ligne sur leurs
sites respectifs. Les possibilités sont quasi-infinies et ne sont pas à
négliger.
Il faut aussi penser à
informer la communauté locale (au premier titre, les parents, mais aussi les
autres élèves de l’école) du lancement de ce nouveau site scolaire. Lettres
publicitaires, affiches, kiosque interactif à l’occasion d’une visite de parents
sont autant d’occasions de créer des projets de communication subsidiaires qui
viendront enrichir le projet principal.
7) L'ENTRETIEN ET LA MISE À JOUR
La suite des travaux dépend
évidemment des décisions qui auront été prises concernant la dynamique du site.
Sauf si l’on a choisi de laisser le site dans son état initial et de passer
ensuite à autre chose, il faudra bientôt prévoir des séances de travail
collectif pour déterminer ce que l’on produira dans les semaines ou les mois
suivants pour enrichir et développer le site. Il faudra de même identifier dès
maintenant les pages du site qui sont " périssables " (parce que collées sur
l’actualité, par exemple) et qu’on devra (en précisant pour quelle date) retirer
ou remplacer.
De même, si des pages du
site comportent des liens vers des sites extérieurs (c’est le cas de rubriques
du type " Nos sites préférés ", par exemple), il faut régulièrement vérifier si
ces liens sont toujours valides. Si les sites vers lesquels pointaient ces liens
ont déménagé ou disparu (et les choses vont vite, sur le Web!), il faudra
rectifier ou remplacer ces liens.
L'évaluation
Il importe ici de
distinguer trois objets d'évaluation bien différents : l'évaluation du
produit, l'évaluation de la démarche et, finalement, l'évaluation des
apprentissages.
1) LE PRODUIT
Il s'agit ici d'effectuer,
collectivement, un retour critique sur le produit final. Le respect du plan et
de la maquette, l'intérêt et la pertinence des textes et des illustrations, la
qualité linguistique, la clarté et la lisibilité de la mise en page, la qualité
de l'impression sont les principaux critères sur lesquels devrait porter cette
évaluation.
Cette évaluation doit, bien
entendu, être placée dans une optique prospective : qu'est-ce qui est à
conserver et qu'est-ce qui est à corriger lors de la production du prochain
numéro? Faut-il remettre en question certaines décisions qui ont été prises pour
ce numéro?
2) LA DÉMARCHE
De la même façon,
collectivement (cela peut se réaliser au cours de la même séance), on invitera
le groupe à son fonctionnement lors des diverses étapes du projet : répartition
des tâches, attribution des responsabilités, respect des engagements, qualité
des prises de décision collectives, fonctionnement des diverses équipes, souci
d'entraide, capacité de critique constructive, débrouillardise sont les
principaux aspects à évaluer et à débattre. Logique oblige, la contribution de
l'enseignant devrait elle aussi faire partie de cette évaluation!
Là aussi, le retour sur la
démarche doit d'abord viser à améliorer le fonctionnement futur.
3) LES APPRENTISSAGES
L’évaluation des
apprentissages est évidemment conditionnée par les compétences que l’enseignant
aura choisir de développer à travers ce projet. Il s’agira aussi bien de
compétences disciplinaires (en français et en arts plastiques pratiquement
d’office, plus d’autres programmes qui peuvent être touchés par le contenu de
certains textes) que des compétences transversales.
Nous voudrions ici insister
plutôt sur l’importance de s’assurer que chaque élève aura eu l’occasion
d’effectuer l’ensemble des apprentissages prévus (les mêmes pour tout le monde)
et qu’il sera évalué sur ses apprentissages personnels, et non sur ceux de son
équipe ou de son groupe. Si des tâches sont réalisées en équipe et si le
jugement final porte sur le produit de l’équipe, il faudra aussi se donner les
moyens d’identifier la contribution individuelle de chaque élève.
Finalement, il convient de
rappeler que si l’auto-évaluation et l’évaluation par les pairs ont toute leur
utilité dans l’évaluation formative, l’évaluation sommative
demeure la responsabilité de l’enseignant. S’il choisit (ce qui est correct) d’y
intégrer des jugements d’autres provenances, il lui incombe toujours de
superviser et de valider ces derniers.
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